Shōganai
Entre les liens impossibles et les héritages éclatés, comment se construire quand on est déraciné d’un pays qui nous échappe toujours ?
Le 4 juin 2002, le Japon affronte la Belgique pour son premier match de Coupe du monde. À la 59e minute, Takayuki Suzuki égalise. Ce but change tout pour moi. Avant, naître Japonais en Belgique m’avait condamné, et je grandissais sans modèle d’identification. Ce but me disait que je n’avais plus à être dominé par le pays de ma naissance.
Le mois d’après, Suzuki signe dans un club belge. L’idole se rapproche. Mais la suite ne sera qu’un lent naufrage. Alors, son déclin m’isole à nouveau, face à un questionnement impossible qui me pousse trop tôt hors de l’enfance.
Shōganai est une enquête sur la fabrication de soi quand les filiations se dérobent. Qui n’élude ni les blessures ni les contradictions. C’est une réflexion sur l’identité, la famille et le racisme. Un récit qui se construit depuis l’échec, depuis l’absence, depuis le vide.
« Takayuki Suzuki me précède de seize ans et quatre mois. […] Quand j’apparais à l’automne 1992, l’adolescent Suzuki rêve de percer les filets dans un pays où le championnat professionnel n’existe pas. Au Japon, c’est la batte qui frappe fort, pas le pied. Malgré les années qui nous séparent, Suzuki et moi sommes donc unis autour d’un point commun : on a vu le jour avant l’avènement du foot japonais. »
Gen Ueda
Gen Ueda est né en 1992 en périphérie de la région bruxelloise. Diplômé en Arts, il rejoint la rédaction belge du média Vice, avant d’en devenir le rédacteur en chef pendant trois ans, jusqu’à sa faillite. Depuis, il s’occupe de ses enfants, travaille dans l’aide alimentaire et contribue à la revue marxiste Lava.
- Auteur
- Gen Ueda
- Pages
- 208
- Prix
- 18,00 €
- ISBN
- 978-2-9596273-5-4
- Parution
- 14 octobre 2026
- Format
- Broché